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CATHERINE BARTHELEMY

La peinture de Catherine Barthelémy est le travail d’une vie qui a débuté par le figuratif pour devenir abstraction. Chaque toile constitue une ambiance singulière et c’est avant tout une lumière, une couleur et une force qui jaillissent au premier regard. Chaque nouveau départ de toile est provoqué par une émotion, un paysage, une colère… ce qui explique que les toiles de Catherine Barthelemy passent d’un univers à l’autre, de couleurs fortes, rouges claquants, gorgés de soleil, ballet d’ocres et de noirs à des couleurs apaisées, grisées, rosées, des camaïeux de bleus et de blancs… toutes traduisent un fragile équilibre entre la plénitude et la tempête.
L’artiste travaille au couteau en superposant les couches, laissant apparaître des empâtements, parfois de grandes griffures, jusqu’à obtenir l’équilibre parfait… l’harmonie recherchée entre ces jaillissements de lumière et ces noirs intenses traduisant une certaine mélancolie. Le noir qui représente à ses yeux des possibilités insoupçonnées, et comme dans la peinture de Pierre Soulages à laquelle Catherine Barthelemy est très sensible, le noir n’est plus seulement noir…

Quelques notes prises dans son atelier :

« Chaque jour il y a ce désir qui pousse à venir là, à plonger les mains dans la pâte, devant la toile blanche ; crayonner, noter, imaginer, deviner d’où viendra la lumière : c’est le projet de l’esquisse, qui laisse deviner un équilibre même bancal, une tonalité, des forces ...


...le début du travail de composition. Il est essentiel, car souvent irrattrapable. Les toiles sont rarement isolées, elles sont posées sur plusieurs chevalets et sont travaillées ensemble ou dans le même temps.

Parfois elles se répondent, et semblent former une série quasi musicale. Mais aussi accords dissonants ou échappée vers une autre composition, une autre gamme de couleurs. Casser le rythme, travailler au couteau alors que la fluidité l’emportait...

... Chaque toile commence en musique. Toujours. Aucun titre jamais pour un tableau, qui imposerait une lecture mais souvent la notation d’une œuvre musicale au dos de la toile. Nostalgie, retrouvailles. Emotions lointaines qui ressurgissent. Impressions nouvelles. Tout est mêlé. »

NEE EN 1951 A LILLE – ECOLE DES BEAUX-ARTS,

NICE - TOURS (1970-1973) –

ATELIER DE MARINETTE MATHIEU (1972-1990)
ECOLE DU LOUVRE, PARIS (1987-1991)